vendredi 15 novembre 2013

CUT/THE/CULT 12 - John's joy



C'était inévitable, pour le douzième montage de ma série CUT THE CULT, j'ai choisi de marier les deux Die Hard de John McTiernan avec - et j'en conviens le choix de la musique n'est pas très original - l'Ode à Joie, de ce bon vieux Ludwig von Beethoven, version Kamen.

Intitulé John's joy, il tente de rendre hommage à l'auteur de ce diptyque, injustement incarcéré. Pour plus de nouvelles, et il y en a des bonnes, consultez la page facebook Free John McTiernan. L'homme écrit un livre sur sa mésaventure carcérale et a fini la rédaction d'un scénario de film d'aventure, peut-être le film d'aviateur dont parlait l'écrivain et ami du cinéaste, Paul Sutton.

samedi 28 septembre 2013

1994 - GUARDING TESS RESHOOT




En 1994, John McTiernan réalise un segment de ce sommet du thriller d'action pour grand-mère. La cause ? Son réalisateur, Hugh Wilson, n'est plus disponible pour retourner les scènes. Le producteur Ned Tanen demande alors à son poto John McTiernan (en 1993, les deux hommes ont voulu récupérer les droits du livre de Michael Crichton, Rising Sun... le reste c'est l'Histoire comme on dit) de partir au front en retournant la scène du sauvetage de la vieille Tess, enterrée six pieds sous terre...



Le moins que l'on puisse dire c'est que cette scène dénote beaucoup du reste du film réalisé platement par l'auteur du premier Police Academy. On y retrouve tout ce qui fait le charme des films de John McTiernan, des mouvements de caméra dynamiques et une parfaite gestion de l'espace qui donne de la profondeur à tous les plans même les plus banals.

jeudi 18 juillet 2013

A l'occasion du 25ème anniversaire de DIE HARD

Voici un petit message de John McTiernan. Et ça fait chaud au cœur :

"Dear Supporters,

You are spectacular! That you recognize the 25th anniversary of Die Hard means a lot to me. It is very humbling and thank you. I didn't realize then what success it would have, but I hoped it would make the viewers thrilled....glad to have experienced it....rooting for the hero. And you have....and you enjoy it today, 25 years later. Wow. 25 years! To today....Let's face it, Federal Prison sucks, especially being in here for what is simply not a crime, but Gail and the lawyers are working and I'm working with someone now on something I hope you will like. They do tell you here to work on a future job and boy do I have some plans when I get outta this place! I've not forgotten my promise to France, to have the Premier of my next film there. I look forward to it. My Gail certainly does. (She thinks herself culturally French since she grew up in what was once a French colony! The woman once sat in a Parisian taxi, exhausted and slouched down in the seat looking at the architecture proclaiming..."It looks just like home! " She's from New Orleans, and quite a funny woman.) I thank you for all of the cards and letters. I've enjoyed reading each of them. I've sent them home to Gail, because I do not want to loose them. They are treasures. Each and every one of them. I hope to see you soon. Reel soon. ---McT

Touché par l'hommage que vous lui avez rendu en célébrant les 25 ans de Die Hard, John McTiernan nous a fait parvenir ce message qui vous est adressé à vous, ses fidèles soutiens:

« Chers supporters

Vous êtes incroyables !
Que vous puissiez célébrer aujourd'hui les 25 ans de Die Hard me touche au plus haut point. En toute humilité, je vous en remercie.
Je n’avais pas envisagé à l’époque que ce serait un tel succès mais j’espérais au moins que les spectateurs seraient électrisés…et je suis heureux de voir que c'est bien ce que vous avez ressenti... en vibrant pour le héros…Et vous continuez à y trouver ce plaisir 25 ans après.
Wow ! 25 ans !
Ce qui nous amène à aujourd’hui…
Ne nous voilons pas la face, la prison fédérale, ça craint !, en particulier quand on vous y enferme pour un acte qui n'est pas un crime. Mais Gail et les avocats travaillent…et je travaille aussi de mon coté avec quelqu’un sur quelque chose qui, j’espère, vous plaira.
Ici, ils vous demandent d'envisager un boulot pour le futur et, croyez-moi, j’ai quelques projets pour le jour où je quitterai cet endroit ! Je n’ai pas oublié ma promesse de présenter la première de mon prochain film en France. J’attends ça avec impatience. Tout comme ma femme Gail qui se considère culturellement comme française puisqu’elle a grandi dans une ancienne colonie ! (Je me souviens qu'une fois, assise dans un taxi parisien, épuisée et affalée sur son siège , et admirant l’architecture, elle s’est exclamée : « C’est comme si j’étais chez moi ! ». Elle est originaire de la Nouvelle Orléans et c’est vraiment un drôle de bout de femme).
Je vous remercie tous pour vos lettres et vos cartes. Je les ai toutes appréciées, sans exception. Gail les a ramenées à la maison car je ne veux pas les perdre. Ce sont des trésors. Chacune d’entre elles.
J’espère vous voir bientôt.
Très bientôt.
McT »



vendredi 12 avril 2013

CRASH BANDITS REBORN

Ah, le fond de tiroir, cet endroit magique où pourrisent d'innombrables projets et qu'il est bon de fouiller de temps à autre quand l'imagination n'est plus au rendez-vous. En somme, l'endroit rêvé pour Millennium Films puisque la bande à Lerner vient de déterrer le projet autrefois lié à Hayden Christensen, John McTiernan et la défunte (on a le coeur qui saigne rien que d'y penser) Bauer Martinez Entertainment.


A la barre, le médiocre Rob Cohen. Le scénario écrit par Michael Stokes sera réécrit par la team du réalisateur. Apparemment, les deux chasseurs de trésors s'affronteront dans la jungle amazonienne et non plus dans la jungle thaïlandaise.


Si Millennium Films fouille encore bien, on lui conseille de jeter un oeil sur le script Smoke & Mirrors, ou encore le projet rêvé de McTiernan, Bitterroot, mais ça, il faudrait encore attendre une petite année, et éviter de donner de bons script à des tacherons (Shrapnel, où es-tu?). Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Mais, me dit-on, c'est Hollywood, c'est la vitesse, c'est la coke, beaucoup de coke, trop de coke. Sniff.

mercredi 10 avril 2013

SOIREE JOHN MCTIERNAN AU MAX LINDER

Vous faites quoi le 25 mai 2013 ? Moi, je vais à la soirée John McTiernan au Max Linder pour reprendre dans la gueule - puisque présentés dans de très bonnes conditions - trois chefs d'oeuvre du cinéma américain des années 80 et 90. Venez nombreux !

samedi 6 avril 2013

DERNIER DOMICILE CONNU

Une adresse, pour ceux et celles qui désirent écrire au réalisateur emprisonné :

John McTiernan, Reg No 43029-112
Federal Prison Camp
PO Box 700
Yankton, SD 57078
United States

 

jeudi 4 avril 2013

3 mars 2013 - McT est derrière les barreaux

Comme prévu, John McTiernan s'est rendu aux autorités hier et a commencé à purger sa peine de prison. La juge s'est rappelé que le réalisateur a besoin de médicaments. McT peut désormais soigner sa dépression entre les quatre murs de sa cellule, merci à la juge de lui montrer encore une fois qui reste le maitre dans cette affaire.

Le travail énorme effectué par la page facebook Free John McTiernan (qui en est déjà à plus de 5000 soutiens) se voit remercier par la propre femme du réalisteur dans cette lettre émouvante qui permet aussi de mieux comprendre les dessous de cette triste histoire:

Dearest Friends of Free John McTiernan:

It is with much sadness that I tell you, as y...
ou know, that my husband self surrendered and gave up his seven year battle to keep his freedom. It was a day of high emotion, especially on my part. I promised him that I would not stop fighting this injustice and would get him home as soon as I can. While his fight may be over for now, mine has truly just begun.

The Federal Government has now imprisoned a man, with no prior criminal record, for saying a single false word on the phone (the answer of "yep") to a stranger’s voice he could not have possibly known or verified was law enforcement. Given the years of calls from fans or journalists, sometimes parading as some form of law enforcement, the responses to the caller that evening at dinner, were a courteous gesture. Everyone presumes the FBI comes to your door, black suits, badges showing. The FBI Manual certainly says the credentials must be shown so the person knows to whom they are speaking. But that didn't happen this time. Not giving the call another thought, John was shocked when two weeks later that phone call resulted in a federal felony charge. He pled guilty upon advice of counsel and later withdrew the guilty plea when he realized he had a defense to the false statement charge. The Court denied his request to withdraw his guilty plea. The Ninth Circuit Court of Appeals agreed with McTiernan. After the win, the Government quadrupled the charges and took away his chance for a fair trial. He filed a conditional guilty plea and then appealed again to the Ninth but a panel of a different political ilk sided with the Government. His request to be heard by the United States Supreme Court was denied.

He's since filed a habeas motion as it has been discovered that the alleged wiretap of Charles Roven (co-producer on Rollerball) never occurred, that Atlas (a Roven company) was a client of Pellicano, and that Pellicano former employees have never seen the alleged summaries of wiretapped calls. In addition, the hard drive given to defense attorneys that was to prove where evidence against John came from was in such a condition that the defense expert witness concluded "recovery…and verification of any content would be impossible." The "summary of wiretapped calls evidence" against McTiernan has never to this day been delivered to our defense lawyers . The pending habeas petition could have been decided before he ever set foot near a federal prison as his sentence is questioned by the newly discovered information. The Government has stalled his case with years of delays in filings, and filed their reply to the habeas just two days ago; a month late. That month was crucial to him and would have given time for his lawyers to file a response. Now with John in custody, the delays as a tactical strategy are sure to continue.

It is not okay to treat people in this manner. Many will say that he treated Chuck Roven badly. Well, actually, no. His film, and it's crew were in peril. As director, his job was to protect the people and the project. In a moment of bad judgement, he sought whatever information he could find. He also fired the guy when he realized he was talking of nonsense. His learned nothing, and no one was harmed. It's much like arresting the naive guy for buying oregano when he thought he was buying marijuana. Do you still send him to prison?

I am grateful that the judge called today to ensure his health issues would be addressed. I am hopeful in the coming weeks she will put her blindfold back on and listen to the merits of John's case. The path is bound to be rocky and I ask for your continued support and good thoughts.

We appreciate all of the tremendous support his fans and colleagues have shown. To see so many artists offer their support has been very touching. That the true chain of events is coming out is most welcome. This last month has been a very hard one. This Facebook page has been a source of smiles throughout this month….our hardest yet. We are so touched by the wonderful words, videos, artwork, and support. It is truly a shining example of humanity in a world where caring for one another is becoming a lost art.

When I told McT that his French fans had started a fantastic support page, he smiled and asked, "The French?" and I responded "Yes, really." He grinned and said in his sexiest French accent, "But of course!" Then quietly added, "They're wonderful aren't they?" "Yes my love, but of course," was my reply.

Vive la France! I hope we are back soon!

Gail McTiernan

TRANSLATION FOR FRENCH USERS :


Chers amis de Free John McTiernan,

C'est avec une grande tristesse que je vous annonce, comme vous le savez, que mon mari s'est rendu de lui-même aux autorités et a abandonné son combat, long de sept ans, pour conserver sa liberté. C'était une journée très intense d’un point de vue émotionnel, surtout de mon côté. Je lui ai promis que je n'arrêterai pas de combattre cette injustice et que je le ramènerai à la maison le plus tôt possible. Si son combat est fini pour l'instant, le mien ne fait que commencer.


Le gouvernement fédéral a donc emprisonné un homme sans casier judiciaire, pour avoir dit un seul mot erroné au téléphone (« mouais » en l’occurrence) à une voix inconnue dont il était impossible de vérifier l’appartenance aux forces de l'ordre. Si l’on prend en compte tous les appels de fans et de journalistes que nous recevions depuis des années – dont certains se faisant parfois passer pour les forces de l'ordre – on comprendra que les réponses que John a donné à son interlocuteur ce soir-là, alors qu’il était en plein dîner, étaient avant tout des formules de politesse. Tout le monde pense que le FBI vient à votre porte, vêtu de noir, badges bien en évidence. Le manuel du FBI stipule que les agents doivent montrer leurs identifiants pour que la personne questionnée sache à qui elle a affaire.

Mais ça ne s'est pas passé comme ça cette fois-ci. N’ayant pas donné d’importance à cet appel, John a été choqué lorsque, deux semaines plus tard, il s’est avéré que le coup de téléphone le menait à une inculpation pour crime fédéral. Il a plaidé coupable sur l’avis de son avocat, avant de se rétracter un peu plus tard, lorsqu'il a réalisé qu'il avait la possibilité de se défendre contre l'accusation de faux témoignage. La cour de justice a refusé sa rétractation. Tandis que la neuvième cours d'appel, elle, a accédé à sa requête. Après cette victoire, le gouvernement a quadruplé les chefs d'accusation, lui enlevant toute chance de procès équitable. McTiernan a alors accepté de plaider coupable de manière conditionnelle et a de nouveau fait appel devant la neuvième cour mais le jury, d'un bord politique différent, a pris cette fois-ci le parti du gouvernement. Enfin, sa requête d’être entendu par la Cour suprême des États-Unis a été refusée.
À partir de là, McTiernan a présenté une requête en Habeas pour manque de preuve puisqu'il a été découvert que la mise sur écoute de Charles Roven (co-producteur de Rollerball) n'a jamais eu lieu, qu’Atlas (une compagnie de Roven) était un client de Pellicano, et que les ex-employés de Pellicano n'ont jamais vu les retranscriptions des prétendus appels téléphoniques. En plus de cela, le disque dur donné à la défense, censé prouver l'origine des preuves contre John, était dans un tel état que l'expert de la défense en a finalement conclu que « la récupération et la vérification du contenu seraient impossibles. ». Le « résumé des écoutes illégales », la preuve utilisée contre Mr McTiernan, n’a à ce jour toujours pas été communiqué aux avocats de la défense.

Le gouvernement aurait pu prendre une décision sur la requête en Habeas avant même que McTiernan ne mette les pieds en prison puisque sa sentence a été remise en question par les nouvelles informations récemment découvertes. Le gouvernement a volontairement essayé de gagner du temps sur ce dossier, prenant des années de retard. Il a finalement répondu a la requête en Habeas il y a de cela deux jours, c’est-à-dire avec un mois de retard. Ce mois-là était crucial pour John et aurait permis à ses avocats de préparer une réponse. Maintenant, avec John en prison, les retards utilisés de manière stratégique vont bien entendu continuer.

Ce n'est pas bien de traiter les gens de cette manière. Beaucoup diront que, après tout, John a bien maltraité Charles Roven. Mais ce n'est pas vrai. Son film et son équipe étaient en danger. En tant que réalisateur, son boulot était de protéger son équipe et son projet. Dans un moment d’égarement, il a essayé de trouver le plus d'informations possible. Mais il a également viré Pellicano quand il a réalisé que le mec disait n’importe quoi. John n’a rien appris du tout et personne n’a été lésé. C'est un peu comme arrêter le gars qui achète de l’origan alors qu'il croyait acheter de la majijuana. Vous l’envoyez quand même en prison ?

Je suis reconnaissante que la juge ait appelé aujourd'hui pour être certaine que ses problèmes de santé seraient pris en compte. J'ai de l'espoir que, dans quelques semaines, elle enlèvera le bandeau qu’elle a sur les yeux et entendra le bien fondé du dossier de John. Le chemin sera sans doute escarpé. Je demande simplement votre soutien et vos pensées positives !

Nous apprécions tout le soutien que ses collègues et ses fans ont montré. Voir tous ces artistes offrir leur soutien était très touchant. Que la vérité sur ce qui s'est passé finisse par sortir est également bienvenue. Le mois qui vient de s’écouler a été très difficile. Cette page facebook a été la source de nombreux sourires durant cette période qui restera parmi les plus dures de notre existence. Nous avons été très touchés par tous les merveilleux messages, les vidéos, les dessins, et tout ce soutien de manière générale. C'est vraiment un magnifique exemple d'humanité dans un monde où prendre soin les uns des autres est devenu un art en voie de disparition.

Quand j'ai dit a McT que ses fans français avaient créé cette fantastique page de soutien, il a souri et demandé : « Les Français? ». J’ai répondu : « Tout à fait. ». Tout en continuant de sourire, il a dit avec son accent français le plus suave : « Mais bien sûr ! », et il a ajouté calmement : « Ils sont merveilleux, tu ne trouves pas ? ». Ce à quoi j’ai répondu : « Mais bien sûr mon amour ! ».
Vive la France ! J'espère que nous serons bientôt de retour !

Gail McTiernan


Tu en penses quoi, Don Murphy ? Elle est où, ta page de soutien ?

jeudi 28 mars 2013

Mais où se cache Killing Season (ex Shrapnel) ?

La question mérite-t-elle d'être posée ? Coproduction Americano-Belge, Killing Season a disparu purement et simplement du site Millennium Films (l'indigent Conan, Olympus has Farted) mais pas de celui de Corsan Films, la maison belge qui a acheté le très beau script d'Evan Daugherty. En trainant sur le site IMDB, on apprend que le film est terminé et que le résultat serait chul à nier, d'après un spectateur ayant assisté à une projection test. Petit rappel, le film raconte l'affrontement dans les Rocheuses du vétéran de guerre Ford (Robert Deniro) et de Kovac (John Travolta), un mystérieux chasseur venu d'Europe.



Sans se forcer, on peut déjà trouver quelques raisons à ce ratage. Tout d'abord, le script a subi un changement majeur, on est passé des seventies et d'évènements survenus pendant la seconde guerre mondiale, aux années 2000 avec pour background une guerre bien plus évocatrice (Ô ironie), la guerre de Bosnie. J'ai tellement hâte de découvrir ce que vont devenir le pistolet Luger et la très belle chanson Lili Marlen dans cette nouvelle version. Deuxième point, la barbichette de John Travolta censée appuyer le côté maléfique du personnage de Kovac, une idée particulièrement ridicule. John Travolta n'a pas besoin de ça pour avoir l'air d'un barge, il suffit qu'il cabotine pour que ça marche. Troisième et dernier point, la présence, derrière la caméra, de Mark (Daredevil) Steven(Ghost Rider) Johnson. Nuff' said.


Peut-être que la disparition pure et simple du film sur le site de Millennium Films est dû à la volonté de Lerner et de ses sbires de sauver les meubles. Aura-t-on droit à nouveau titre? Un nouveau montage excluant deux ajouts inutiles de personnages (le fils, la belle fille de Ford, plus un enfant...), alors que l'essence même du projet, son intérêt, sa substance, son originalité, reposait sur le principe du duel avec un grand D, l'histoire d'une guerre rétréci à sa plus petite échelle. Mais sauver les meubles ce n'est pas le genre de la maison, le résultat sera tout juste digne d'un DTV (Direct Torrent Vidange), rien que des cendres dans lesquelles sommeille un merveilleux Phoenix qui a pour nom Shrapnel, réalisé par John McTiernan, avec Nicolas Cage affrontant John Travolta, une photographie signée Peter Menzies Jr, et une musique de Christopher Young. Oui, une saison meurtrière.


dimanche 10 mars 2013

Combattre encore, pour mais surtout contre

Une page facebook a été créée pour soutenir le combat de John McTiernan contre son entrée en prison prévue dans plus ou moins une semaine. Question. Quel pouvoir avons-nous vraiment sur cette décision d'une Justice américaine partiellement responsable de la mise à l'écart du réalisateur yankee. Cette page n'est pas claire, a-t-elle pour simple but de soutenir le réalisateur ou bien a-t-elle l'ambition démesurée de changer les choses, quelques jours seulement avant l'application de la peine.

Cette entreprise désespérée est louable si elle répond à un soutien moral du réalisateur, mais clairement inutile si elle a pour but de faire changer l'avis du juge - comme si nous étions dans un film où le condamné à mort attendrait la grâce du juge en regardant fiévreusement l'horloge accrochée au mur et l'aiguille des secondes passer de cinq, à quatre, puis trois deux, un - car en admettant que cette e-pétition fonctionne, ne va-t-elle pas (encore) repousser son retour possible aux affaires hollywoodiennes ? C'est le coeur du problème de cette affaire, le retour chaque année repoussé soit par les appels, les décisions de justice, les procès...

Facebook existe à peu de choses près depuis l'apparition du scandale Pellicano. Les fans de McTiernan auraient peut-être dû réagir plus tôt pour montrer que nous étions nombreux à vouloir un retour rapide de John McTiernan derrière la caméra. Peut-être aurait-il alors pensé que passer les quatre mois prévus au départ derrière les barreaux était la bonne chose à faire, mais nous l'avons vu, le bonhomme a voulu se battre jusqu'au bout. Free John McTiernan me parait donc être à la fois une tentative inutile et une preuve d'amour tardive. Au mieux pourrait-elle muter en une pétition pour qu'Hollywood le réengage, juste pour préparer le plus important : l'après prison. Savoir si l'intéressé le désire encore est une autre histoire, nous verrons cela après ses douze longs mois d'incarcération.

jeudi 21 février 2013

Yippee Ki-Yay, John Moore !

Je n'ai pas encore vu A Good Day To Die Hard, et je ne sais pas encore si j'irai le voir, au cinéma, quand je vois la tonne de critiques néagtives qui tombent au même débit que les chutes du Niagara. Je suis tombé sur une petite interview du coupable, et voici ce qu'il a à dire sur le travail effectué par John McTiernan sur la franchise Die Hard :


Finally, with Die Hard 6, Bruce has said publically that he would like to do it, and Jai told me that he is up for it as well. Is that something you would like to come back and do as well? You’d be the second director in the franchise’s history, along with original Die Hard director John McTiernan, to helm two films in the series.

Moore: I'd do it in a heartbeat. I don't think anyone could touch McTiernan. This is John's franchise. We should never forget that. It's John's series. It's the image that John McTiernan created that's on that mural at Fox. He put Bruce in that elevator shaft and gave him that Zippo. I think people should take a moment actually to respect John.

Tout ça pour dire que, au fond, ce John Moore, est finalement un bon gras, euh, un bon gars.

mardi 15 janvier 2013

McTiernan bientôt en prison

Lundi 14 janvier 2013, la Cour Suprême des Etats-Unis refuse de ré-examiner le travail des tribunaux qui ont condamné le réalisateur à une peine de prison d'un an, et qui, selon le souhait de la défense de McTiernan, auraient dû retirer la principale preuve de l'accusation, à savoir un enregistrement illégal d'une conversation entre Pellicano et McTiernan.

Cette décision de la Cour Suprême devrait une bonne fois pour toute, envoyer McTiernan derrière les barreaux. Il devra aussi payer la somme de 100 000 dollars.

samedi 5 janvier 2013

Projet avorté - 2001 - The Cannonball Run


Réel projet ou bruit de couloir...l'été 2001 annonce la mise en chantier d'un remake du film choral The Cannonball Run, dans lequel s'affrontaient des stars à moustaches, un James Bond à la retraite et des bimbos adeptes de décolletés plongeant (si vous ne savez pas nager, les bouées sont gratuites) sur les routes de la grande Amérique.


L'intérêt de ce remake se trouve dans la réunion de deux monstres sacrés par la toile pipole, Hugh Grant et son ex, la très plongeante Liz Hurley (quand elle a appris qu'une autre jouait du pipeau à sa place). Les deux acteurs n'ont jamais joué ensemble mais s'étaient associé en tant que producteurs au sein de Simian Films, société qui ne fera pas long feu, ooooh non. Les rejoindraient l'acteur comique Tim Allen (dont le seul bon film serait Galaxy Quest) et la playmate califourchonienne Pamela Anderson. L'acteur à la célèbre et foisonnante moustache Burt Reynnolds est censé faire une apparition, Hollywood lui doit bien ça.

Avant le drame.

Mais le plus intéressant reste l'implication de John McTiernan dans ce projet. Pourquoi, vous demandez-vous? Le projet propose une variante dans la série qui compte une suite officielle et un Cannonball III (aka Speed Zone) parait-il de sinistre mémoire, les trois films narrant des aventures motorisées rasant le bitume. Le remake, lui, se déroulerait dans les airs, la course se ferait à bord de jets privés plus ou moins traficotés. Un changement de taille, qui, osons la devinette, permettrait un petit tour du monde, injectant ainsi la dose d'exotisme qui manquait au film original. La rumeur est peut-être fondée quand l'on sait que John McTiernan adore s'envoler pour trouver le cadre idéal de ses films.

Je suis drôle.
Cependant le projet tombe à l'eau. McTiernan finit Rollerball, enchaîne avec Basic et puis avec ses emmerdes juridiques. L'idée de remake refait surface dix ans plus tard. On est en février 2011, Guy Ritchie, que l'on ne présente plus, voudrait éblouir le monde avec sa vision dans laquelle Brad Pitt chauffe le bitume avec quelques uns de ses confrères de Ocean's Eleven. Le film s'appellerait Cannonballs (attention, blague à l'intérieur) et serait tourné en Europe. La même année, en octobre, Shawn Levy, alors tout auréolé du succés de sa saga museumienne, veut reprendre les choses en main (on parie sur la gauche) et appelle son poto Ben Stiller pour jouer dedans, mais au final dans rien, car depuis le projet est passé en mode Soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?

Je suis une grande timide.