vendredi 12 avril 2013

CRASH BANDITS REBORN

Ah, le fond de tiroir, cet endroit magique où pourrisent d'innombrables projets et qu'il est bon de fouiller de temps à autre quand l'imagination n'est plus au rendez-vous. En somme, l'endroit rêvé pour Millennium Films puisque la bande à Lerner vient de déterrer le projet autrefois lié à Hayden Christensen, John McTiernan et la défunte (on a le coeur qui saigne rien que d'y penser) Bauer Martinez Entertainment.


A la barre, le médiocre Rob Cohen. Le scénario écrit par Michael Stokes sera réécrit par la team du réalisateur. Apparemment, les deux chasseurs de trésors s'affronteront dans la jungle amazonienne et non plus dans la jungle thaïlandaise.


Si Millennium Films fouille encore bien, on lui conseille de jeter un oeil sur le script Smoke & Mirrors, ou encore le projet rêvé de McTiernan, Bitterroot, mais ça, il faudrait encore attendre une petite année, et éviter de donner de bons script à des tacherons (Shrapnel, où es-tu?). Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Mais, me dit-on, c'est Hollywood, c'est la vitesse, c'est la coke, beaucoup de coke, trop de coke. Sniff.

mercredi 10 avril 2013

SOIREE JOHN MCTIERNAN AU MAX LINDER

Vous faites quoi le 25 mai 2013 ? Moi, je vais à la soirée John McTiernan au Max Linder pour reprendre dans la gueule - puisque présentés dans de très bonnes conditions - trois chefs d'oeuvre du cinéma américain des années 80 et 90. Venez nombreux !

samedi 6 avril 2013

DERNIER DOMICILE CONNU

Une adresse, pour ceux et celles qui désirent écrire au réalisateur emprisonné :

John McTiernan, Reg No 43029-112
Federal Prison Camp
PO Box 700
Yankton, SD 57078
United States

 

jeudi 4 avril 2013

3 mars 2013 - McT est derrière les barreaux

Comme prévu, John McTiernan s'est rendu aux autorités hier et a commencé à purger sa peine de prison. La juge s'est rappelé que le réalisateur a besoin de médicaments. McT peut désormais soigner sa dépression entre les quatre murs de sa cellule, merci à la juge de lui montrer encore une fois qui reste le maitre dans cette affaire.

Le travail énorme effectué par la page facebook Free John McTiernan (qui en est déjà à plus de 5000 soutiens) se voit remercier par la propre femme du réalisteur dans cette lettre émouvante qui permet aussi de mieux comprendre les dessous de cette triste histoire:

Dearest Friends of Free John McTiernan:

It is with much sadness that I tell you, as y...
ou know, that my husband self surrendered and gave up his seven year battle to keep his freedom. It was a day of high emotion, especially on my part. I promised him that I would not stop fighting this injustice and would get him home as soon as I can. While his fight may be over for now, mine has truly just begun.

The Federal Government has now imprisoned a man, with no prior criminal record, for saying a single false word on the phone (the answer of "yep") to a stranger’s voice he could not have possibly known or verified was law enforcement. Given the years of calls from fans or journalists, sometimes parading as some form of law enforcement, the responses to the caller that evening at dinner, were a courteous gesture. Everyone presumes the FBI comes to your door, black suits, badges showing. The FBI Manual certainly says the credentials must be shown so the person knows to whom they are speaking. But that didn't happen this time. Not giving the call another thought, John was shocked when two weeks later that phone call resulted in a federal felony charge. He pled guilty upon advice of counsel and later withdrew the guilty plea when he realized he had a defense to the false statement charge. The Court denied his request to withdraw his guilty plea. The Ninth Circuit Court of Appeals agreed with McTiernan. After the win, the Government quadrupled the charges and took away his chance for a fair trial. He filed a conditional guilty plea and then appealed again to the Ninth but a panel of a different political ilk sided with the Government. His request to be heard by the United States Supreme Court was denied.

He's since filed a habeas motion as it has been discovered that the alleged wiretap of Charles Roven (co-producer on Rollerball) never occurred, that Atlas (a Roven company) was a client of Pellicano, and that Pellicano former employees have never seen the alleged summaries of wiretapped calls. In addition, the hard drive given to defense attorneys that was to prove where evidence against John came from was in such a condition that the defense expert witness concluded "recovery…and verification of any content would be impossible." The "summary of wiretapped calls evidence" against McTiernan has never to this day been delivered to our defense lawyers . The pending habeas petition could have been decided before he ever set foot near a federal prison as his sentence is questioned by the newly discovered information. The Government has stalled his case with years of delays in filings, and filed their reply to the habeas just two days ago; a month late. That month was crucial to him and would have given time for his lawyers to file a response. Now with John in custody, the delays as a tactical strategy are sure to continue.

It is not okay to treat people in this manner. Many will say that he treated Chuck Roven badly. Well, actually, no. His film, and it's crew were in peril. As director, his job was to protect the people and the project. In a moment of bad judgement, he sought whatever information he could find. He also fired the guy when he realized he was talking of nonsense. His learned nothing, and no one was harmed. It's much like arresting the naive guy for buying oregano when he thought he was buying marijuana. Do you still send him to prison?

I am grateful that the judge called today to ensure his health issues would be addressed. I am hopeful in the coming weeks she will put her blindfold back on and listen to the merits of John's case. The path is bound to be rocky and I ask for your continued support and good thoughts.

We appreciate all of the tremendous support his fans and colleagues have shown. To see so many artists offer their support has been very touching. That the true chain of events is coming out is most welcome. This last month has been a very hard one. This Facebook page has been a source of smiles throughout this month….our hardest yet. We are so touched by the wonderful words, videos, artwork, and support. It is truly a shining example of humanity in a world where caring for one another is becoming a lost art.

When I told McT that his French fans had started a fantastic support page, he smiled and asked, "The French?" and I responded "Yes, really." He grinned and said in his sexiest French accent, "But of course!" Then quietly added, "They're wonderful aren't they?" "Yes my love, but of course," was my reply.

Vive la France! I hope we are back soon!

Gail McTiernan

TRANSLATION FOR FRENCH USERS :


Chers amis de Free John McTiernan,

C'est avec une grande tristesse que je vous annonce, comme vous le savez, que mon mari s'est rendu de lui-même aux autorités et a abandonné son combat, long de sept ans, pour conserver sa liberté. C'était une journée très intense d’un point de vue émotionnel, surtout de mon côté. Je lui ai promis que je n'arrêterai pas de combattre cette injustice et que je le ramènerai à la maison le plus tôt possible. Si son combat est fini pour l'instant, le mien ne fait que commencer.


Le gouvernement fédéral a donc emprisonné un homme sans casier judiciaire, pour avoir dit un seul mot erroné au téléphone (« mouais » en l’occurrence) à une voix inconnue dont il était impossible de vérifier l’appartenance aux forces de l'ordre. Si l’on prend en compte tous les appels de fans et de journalistes que nous recevions depuis des années – dont certains se faisant parfois passer pour les forces de l'ordre – on comprendra que les réponses que John a donné à son interlocuteur ce soir-là, alors qu’il était en plein dîner, étaient avant tout des formules de politesse. Tout le monde pense que le FBI vient à votre porte, vêtu de noir, badges bien en évidence. Le manuel du FBI stipule que les agents doivent montrer leurs identifiants pour que la personne questionnée sache à qui elle a affaire.

Mais ça ne s'est pas passé comme ça cette fois-ci. N’ayant pas donné d’importance à cet appel, John a été choqué lorsque, deux semaines plus tard, il s’est avéré que le coup de téléphone le menait à une inculpation pour crime fédéral. Il a plaidé coupable sur l’avis de son avocat, avant de se rétracter un peu plus tard, lorsqu'il a réalisé qu'il avait la possibilité de se défendre contre l'accusation de faux témoignage. La cour de justice a refusé sa rétractation. Tandis que la neuvième cours d'appel, elle, a accédé à sa requête. Après cette victoire, le gouvernement a quadruplé les chefs d'accusation, lui enlevant toute chance de procès équitable. McTiernan a alors accepté de plaider coupable de manière conditionnelle et a de nouveau fait appel devant la neuvième cour mais le jury, d'un bord politique différent, a pris cette fois-ci le parti du gouvernement. Enfin, sa requête d’être entendu par la Cour suprême des États-Unis a été refusée.
À partir de là, McTiernan a présenté une requête en Habeas pour manque de preuve puisqu'il a été découvert que la mise sur écoute de Charles Roven (co-producteur de Rollerball) n'a jamais eu lieu, qu’Atlas (une compagnie de Roven) était un client de Pellicano, et que les ex-employés de Pellicano n'ont jamais vu les retranscriptions des prétendus appels téléphoniques. En plus de cela, le disque dur donné à la défense, censé prouver l'origine des preuves contre John, était dans un tel état que l'expert de la défense en a finalement conclu que « la récupération et la vérification du contenu seraient impossibles. ». Le « résumé des écoutes illégales », la preuve utilisée contre Mr McTiernan, n’a à ce jour toujours pas été communiqué aux avocats de la défense.

Le gouvernement aurait pu prendre une décision sur la requête en Habeas avant même que McTiernan ne mette les pieds en prison puisque sa sentence a été remise en question par les nouvelles informations récemment découvertes. Le gouvernement a volontairement essayé de gagner du temps sur ce dossier, prenant des années de retard. Il a finalement répondu a la requête en Habeas il y a de cela deux jours, c’est-à-dire avec un mois de retard. Ce mois-là était crucial pour John et aurait permis à ses avocats de préparer une réponse. Maintenant, avec John en prison, les retards utilisés de manière stratégique vont bien entendu continuer.

Ce n'est pas bien de traiter les gens de cette manière. Beaucoup diront que, après tout, John a bien maltraité Charles Roven. Mais ce n'est pas vrai. Son film et son équipe étaient en danger. En tant que réalisateur, son boulot était de protéger son équipe et son projet. Dans un moment d’égarement, il a essayé de trouver le plus d'informations possible. Mais il a également viré Pellicano quand il a réalisé que le mec disait n’importe quoi. John n’a rien appris du tout et personne n’a été lésé. C'est un peu comme arrêter le gars qui achète de l’origan alors qu'il croyait acheter de la majijuana. Vous l’envoyez quand même en prison ?

Je suis reconnaissante que la juge ait appelé aujourd'hui pour être certaine que ses problèmes de santé seraient pris en compte. J'ai de l'espoir que, dans quelques semaines, elle enlèvera le bandeau qu’elle a sur les yeux et entendra le bien fondé du dossier de John. Le chemin sera sans doute escarpé. Je demande simplement votre soutien et vos pensées positives !

Nous apprécions tout le soutien que ses collègues et ses fans ont montré. Voir tous ces artistes offrir leur soutien était très touchant. Que la vérité sur ce qui s'est passé finisse par sortir est également bienvenue. Le mois qui vient de s’écouler a été très difficile. Cette page facebook a été la source de nombreux sourires durant cette période qui restera parmi les plus dures de notre existence. Nous avons été très touchés par tous les merveilleux messages, les vidéos, les dessins, et tout ce soutien de manière générale. C'est vraiment un magnifique exemple d'humanité dans un monde où prendre soin les uns des autres est devenu un art en voie de disparition.

Quand j'ai dit a McT que ses fans français avaient créé cette fantastique page de soutien, il a souri et demandé : « Les Français? ». J’ai répondu : « Tout à fait. ». Tout en continuant de sourire, il a dit avec son accent français le plus suave : « Mais bien sûr ! », et il a ajouté calmement : « Ils sont merveilleux, tu ne trouves pas ? ». Ce à quoi j’ai répondu : « Mais bien sûr mon amour ! ».
Vive la France ! J'espère que nous serons bientôt de retour !

Gail McTiernan


Tu en penses quoi, Don Murphy ? Elle est où, ta page de soutien ?